PRÉMERY, SON HISTOIRE

Remontons dans le temps

Nos ancêtres, les Gaulois...ont, dit-on, donné son nom à notre ville : "prem" signifiant en celte "proche" et "ry", "rivière", ce qui correspond bien à sa situation. Charlemagne, en 802, restitua aux évêques de Nevers trois possessions : Prémery, Parzy et Urzy dont ils avaient été spoliés au cours du siècle précédent et qui figurent sous forme de trois châteaux sur le blason de l'évêché. Un capitulaire de Charles le Gros confirma, en 887, cette possession. Jusqu'à la Révolution Prémery resta donc fief des évêques de Nevers, comtes de Prémery.

Des châteaux qu'ils y bâtirent il ne subsiste que le porche sombre et massif du début du XIVe siècle et le corps de logis reconstruit vers 1508. Cette résidence d'été fut abandonnée à la fin du XVIIe siècle au profit du château d'Urzy, nouvellement érigé et plus proche de Nevers.

A la fin du XIIe siècle, un chapitre de neuf prêtres fut constitué et la construction de la Collégiale Saint-Marcel fut entreprise peu après. Les travaux se poursuivirent jusqu'au début du XIVe siècle. L'édifice présente cependant une unité architecturale qui en fait l'une des plus belles églises gothiques du Nivernais. En 1225, les serfs de Prémery obtinrent de leur seigneur une charte leur accordant quelques libertés et favorisant le développement économique.

En 1405, naquit dans la maison à pans de bois située près de la collégiale, Nicolas Appeleine, considéré comme un saint par ses contemporains et dont la réputation était telle qu'elle parvint aux oreilles de Louis XI qui, espérant un soulagement de ses maux, se fit apporter la robe que le bon saint portait à sa mort.

Pendant des siècles, l'économie prémerycoise fut basée sur l'agriculture : on y cultivait la vigne, d'importants marchés aux grains drainaient vers le bourg une clientèle rurale grâce à laquelle commerce et artisanat prospérèrent. La vente des coupes de bois permit des travaux d'urbanisation et de voirie.

L'histoire «récente» de Prémery a été marquée par l'arrivée de Belgique, en 1886, de la famille Lambiotte, venue pour créer une usine de carbonisation et de distillation du bois. Toute la ville s'organise autour de cette activité industrielle jusqu'à sa disparition totale en 2002.